Le diagnostic, les traitements :
Le diagnostic de la fibromyalgie reste encore long et difficile à établir. Il n'existe actuellement pas d'examen biologique ou radiologique pour la déceler. Au contraire, la présomption de fibromyalgie sera confirmée par la normalité de ces examens.
Cependant, lorsque la possibilité d'autres maladies aux symptômes analogues a été écartée par la normalité des examens, il existe des critères (définis en 1990 par le Collège Américain de Rhumatologie) permettant d'orienter le diagnostic : une pression digitale est exercée sur 18 points caractéristiques de la fibromyalgie, situés au dessus et en dessous de la taille, à droite et à gauche du corps (nuque, épaules, omoplates, torse, coudes, hanches, genoux et chevilles).
Il est possible de poser le diagnostic de fibromyalgie lorsqu'une douleur est ressentie à la pression sur au moins 11 de ces points chez une personne dont l'état douloureux évolue depuis plus de 3 mois et se généralise, associé à une fatigue persistante.
Quant au traitement de la fibromyalgie, il reste assez décevant. Il n'existe pas de "médicament miracle" ni de traitement type.
Les thérapies actuelles visent essentiellement à réduire la douleur, à améliorer la qualité du sommeil et à gérer au mieux le handicap vécu par la personne atteinte. Ce sont seulement les symptômes qui sont traités.
Mais l'efficacité de ces thérapies reste incertaine et aléatoire. Elle varie d'un patient à l'autre et selon les différentes formes de traitement. Il faut aussi tenir compte des effets secondaires, parfois lourds et difficiles à supporter, de certaines médications.
La recherche se penche sur de nouvelles pistes et de nouvelles formes de traitement, mais la complexité de la fibromyalgie, le manque de connaissances sur son origine et ses mécanismes rendent le travail long et délicat.
Des traitements d'appoint, non médicamenteux, peuvent également contribuer à une amélioration relative de l'état général de la personne atteinte.
La priorité est donnée au maintien ou à la reprise d'une activité physique douce et compatible avec les problèmes physiques de chaque patient. Il est indispensable de réentraîner progressivement les muscles à l'effort. La kinésithérapie peut également venir au secours des traitements pharmacologiques. La balnéothérapie, les cures thermales, la relaxation et les thérapies douces (acuponcture, yoga, sophrologie, ...) permettent d'atténuer les douleurs et la fatigue.
Une bonne information de la personne atteinte et de son entourage sur la fibromyalgie est un point essentiel de la prise en charge et sera bénéfique. Une attitude compréhensive et respectueuse de la part de l'entourage est très importante dans l'aide au malade. Le patient doit participer activement à son traitement avec les médecins et thérapeutes. Il doit apprendre à connaître ses limites et en tenir compte. Un soutien psychologique lui permettra de mieux accepter la fibromyalgie et ses conséquences.
Il est souvent nécessaire de modifier le rythme de vie, en réduisant le stress et en privilégiant le calme. Il faut un mode de vie adapté aux capacités de la personne atteinte, dans lequel il est essentiel d'alterner les périodes de repos et d'activité.
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